Massacre à l'Opera (nouvelle de type Thriller) par Arthur L.
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larchechristophe
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I
-Vite chéri, on va être en retard !
C’est le cri qu’entendit Roger quand il eut fini de mettre en place son nœud papillon.
Il portait
un grand soin au moindre petit détail quand il se rendait à l’opéra et encore plus quand...
[Mais]
I
-Vite chéri, on va être en retard !
C’est le cri qu’entendit Roger quand il eut fini de mettre en place son nœud papillon.
Il portait
un grand soin au moindre petit détail quand il se rendait à l’opéra et encore plus quand il y
allait avec sa femme, Meredith, cette femme était excentrique bien que très simple, malgré
son immense fortune elle avait gardé un respect envers tout et tout le monde qui la rendait
exceptionnelle.
- Mais vas-tu descendre ? Commença à gronder Meredith.
On aurait dit une mère qui attendait
impatiemment son fils trop occupé à faire des grimaces dans la glace qu’à se tenir prés pour la
soirée à laquelle ils se rendaient.
- J’arrive ! Hurla Roger de sa voix puissante mais toujours douce.
- Il faut nous dépêcher si nous ne voulons pas rater l’ouverture des portes.
- Qu’allons-nous voir déjà ?
- Carmen revu par un auteur contemporain.
- Qui voudrait voir ça ? Marmonna silencieusement l’homme paraissant embarrassé de gâcher
une soirée pour de telles pacotilles.
Il n’utilisa même pas l’argument d’un match important de
football le soir même.
C’était hallucinant de voir à quel point Roger était borné quand il allait
voir quelque chose qui ne lui plaisait pas.
Il était capable d’effacer le moindre sourire de son
visage toute une soirée durant.
Roger était malgré tout, un personnage fort attachant, il n’était pas bien grand mais assez pour
ne pas être petit.
On apercevait toujours sur son visage une fine moustache qui lui donnait un
côté romantique.
Il aimait sa femme plus que tout au monde bien qu’il n’aimait pas tout ce
qu’elle aimait comme ce fichu opéra auquel il est forcé d’aller.
Ils descendirent tous deux au parking où était garée leur somptueuse voiture.
Ils roulèrent
pendant environ dix minutes, Meredith apercevait le ciel si sombre mais si beau d’une nuit
parfaite qu’elle s’apprêtait à passer avec son époux.
Ils arrivèrent au grand théâtre vers huit heures du soir mais ils ne comptaient pas s’enchanter
de cet opéra tout de suite, il faut bien sur, en toute courtoisie, saluer les personnalités
présentes à cet événement.
Pourquoi ne pas, par exemple, discuter au sujet de la bibliothèque
que Roger veut racheter à son propriétaire mourant ?
Quelque restauration et quelques rafraichissements plus tard, ils prirent la bonne décision de
se placer dans l’immense théâtre dans lequel ils allaient être conviés à un spectacle dont ils se
souviendront jusque à leur mort.
[Menos]
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